Strangiato’s Weblog

Archive pour 'Internet' Categorie


Le Download Day est arrivé !

Publié par strangiato sur juin 17, 2008

Le Download Day est arrivé !
Contribuez à un record du monde Guinness.
Profitez d’un Web meilleur

Cela a l’air d’une bonne affaire, non ? Tout ce que vous avez à faire pour nous aider à établir le record pour le logiciel le plus téléchargé en 24 heures est de télécharger Firefox 3 maintenant – c’est aussi simple que ça. Nous ne vous demandons pas de montrer vos talents d’avaleur d’épée ou d’équilibriste, bien que cela serait assez génial.

Veuillez télécharger Firefox 3 jusqu’à 17:00 UTC le 18 juin 2008. Ce qui correspond à 10:00 à Mountain View, 13:00 à Toronto, 14:00 à Rio de Janeiro, 19:00 à Paris, Madrid, Berlin, Rome et Varsovie, 21:00 à Moscou. Et à 1:00 à Pékin et 2:00 à Tokyo le 19 juin 2008.

Publié dans Internet | Aucun commentaire »

Firefox 3.0 disponible le 17 juin

Publié par strangiato sur juin 14, 2008

La version définitive du navigateur Web Firefox 3.0 sera finalement disponible pour téléchargement mardi le 17 juin, selon ce qu’a annoncé hier soir l’équipe de Mozilla.

Ceux qui préféraient attendre la vraie version plutôt que de télécharger les différents «Release Candidate» lancés par la fondation Mozilla ces derniers temps auront donc l’occasion d’essayer le nouveau navigateur, qui devrait supposément utiliser beaucoup moins de mémoire que son prédécesseur et son rival Internet Explorer 7.

Parmi les 15 000 améliorations de Firefox 3, le navigateur avertira très explicitement les Internautes lorsqu’un site est suspect, il sera possible de sauvegarder des signets en un seul clic et il y aura une meilleure gestion des téléchargements.

Il sera également possible d’ajouter des étiquettes (tag) à ses signets et d’utiliser des applications Web pour prendre en charge certains protocoles, comme pour envoyer ses courriels automatiquement avec gMail, ce qui était déjà possible, mais uniquement avec l’aide d’un module complémentaire.

Rappelons que pour son lancement, Mozilla veut établir le record du plus grand nombre de téléchargements en une seule journée. Pour le moment, plus d’un million de personnes ont promis qu’ils téléchargeraient Firefox pour l’occasion du «Download Day».

Lien
Mozilla veut un record Guinness

Maxime Johnson

Publié dans Informations, Informatique, Internet | Aucun commentaire »

FIREFOX 3

Publié par strangiato sur juin 1, 2008

Téléchargez Firefox pendant le Download Day pour profiter de plus de sécurité, des performances incroyables, et de nouvelles fonctionnalités qui changeront la manière dont vous utilisez le Web.

Publié dans Internet | Aucun commentaire »

WordPress, l’auberge virtuelle des blogues mondiaux

Publié par strangiato sur mai 31, 2008

Ils ne sont que 25, qui travaillent de chez eux, pourtant leur entreprise, WordPress, est devenue par bouche-à-oreille le 2e plus gros hébergeur mondial de blogues derrière Blogger (Google) et l’un des cinq sites plus fréquentés du monde.

Créé en 2003 par un programmeur amateur de 19 ans, étudiant de saxophone jazz, Matt Mullenweg, WordPress offre un logiciel qui permet facilement de créer un blogue personnalisé ainsi qu’un espace pour l’héberger.

Il est basé sur un logiciel libre et gratuit, sans cesse perfectionné par des milliers de programmeurs bénévoles.

WordPress a vu affluer les blogueurs lorsqu’en 2004, l’un des principaux sites de création de blogues, le pionnier Six Apart, a modifié ses prix.

Depuis, son outil a séduit les plus grands médias américains, qui comme CNN, le New York Times ou le Wall Street Journal lui ont confié l’hébergement de leurs blogues, a expliqué à l’AFP son vice-président Raanan Bar-Cohen.

Sa force réside dans les 3,2 millions de blogues qu’il héberge - trois fois plus qu’il y a un an — qui lui amènent en cumulé 168 millions de visiteurs uniques par mois et 800 millions de pages vues, le propulsant au 4e rang mondial, selon le site de comptage Quantcast.

En janvier 2008, il a reçu 29,5 millions de dollars de divers investisseurs, dont le New York Times. Le site, qui fait payer ses fonctionnalités avancées, a été rentable d’entrée.

Il prouve que, loin de ralentir, la folie des blogues continue à attirer de plus en plus d’adeptes dans le monde, allant des touristes aux commerçants, en passant par les grands médias, qui veulent communiquer sur internet grâce à ces outils automatisés, à la portée de tous.

Chaque mois, WordPress voit arriver 300 000 nouveaux blogues du monde entier, 140 000 messages, et 100 000 commentaires, soit une croissance des visiteurs et du nombre de blogues de 10% par mois.

«Nous créons l’équivalent de 1,5 Wikipedia par mois», a lancé M. Bar-Cohen.

La vague continue: selon le cabinet eMarketer, aux États-Unis les blogueurs devraient passer de 25 millions en 2008 (13% des internautes) à 28 millions l’an prochain, puis 34 millions en 2012 (16%). Les lecteurs de blogues devaient eux passer de 54% à 67% des internautes américains.

Quand à la publicité sur les blogues, espérée comme la manne, elle devrait doubler d’ici 2012, à 744 millions de dollars

Les promesses futures de la publicité sur les blogues font d’ailleurs de WordPress et Six Apart des cibles idéales de rachat pour les géants AOL, Google, Microsoft ou Yahoo!.

Tous les blogueurs ne durent pas. WordPress héberge des sites à succès — en tête le blogue décalé stuffwhitepeoplelike.com — mais aussi près d’un million de blogues oubliés - sans aucune visite le mois dernier. Ne sont pas comptabilisés un million de «blogues de spams», qui renvoient souvent à des sites X.

WordPress a largement devancé son concurrent Six Apart. Il reste derrière Blogger (Google), mais qui voit partir nombre d’utilisateurs vers WordPress.

Six Apart, qui s’appuie lui sur une équipe de 200 personnes, cherche d’autres sources de revenus. Il mise maintenant beaucoup sur la publicité ciblée, espérant pouvoir la diffuser sur la grande base de pages disponibles que lui offrent ses blogueurs.

«Nous avons démarré le mois dernier, ça marche très bien», a expliqué à l’AFP son PDG Chris Alden. «Nous offrons au blogueur plus de la moitié des recettes publicitaires» — davantage que ce qu’offre Google.

«Cela pourrait être une source importante de revenus», a aussi reconnu le vice-président de WordPress.

Mais le marché est encore balbutiant, et tous espèrent des initiatives de Microsoft.

«Nous aimerions tous que Microsoft réussisse à apporter la communauté publicitaire chez les blogueueurs et les sites de socialisation, cela nous aiderait tous», a-t-il résumé.

Laurence Benhamou, Agence France-Presse

TECHNAUTE.CA     

Publié dans Internet | Aucun commentaire »

FIREFOX 3

Publié par strangiato sur mai 29, 2008

Téléchargez Firefox pendant le Download Day pour profiter de plus de sécurité, des performances incroyables, et de nouvelles fonctionnalités qui changeront la manière dont vous utilisez le Web.

Publié dans Informatique, Internet, Techno | Aucun commentaire »

«Le cyberterrorisme est une menace réelle»

Publié par strangiato sur mai 24, 2008

Des diplomates et des experts en sécurité informatique provenant d’une trentaine de pays soutiennent cette semaine que le cyberterrorisme représente une menace réelle pour la communauté internationale.

Ce constat est la principale conclusion qui ressort d’un congrès de l’Union internationale des télécommunications, qui se déroule cette semaine à Kuala Lumpur, en Malaisie. Des délégués du Canada, de l’Australie, de la France, de l’Inde, du Japon, du Mexique, de l’Arabie saoudite, de la Suède et des États-Unis sont parmi les participants.

« La dure réalité, c’est que les technologies de l’information servent également d’outils pour les cybercriminels, a déclaré Hamadoun Toure, le secrétaire général de l’UIT, une agence qui relève de l’Organisation des Nations unies (ONU). La sécurité informatique est donc un élément qui doit être pris au sérieux par la communauté internationale. »

Le premier ministre de la Malaisie, Abdullah Ahmad Badawi, a rappelé aux participants du congrès que le cyberterrorisme pourrait avoir des conséquences désastreuses si les réseaux de télécommunications, les services d’urgence et des centrales nucléaires étaient ciblées.

La Malaisie inaugurera d’ailleurs plus tard cette année un centre international de lutte au cyberterrorisme, à l’instar d’une initiative similaire dévoilée le 2 avril dernier par l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) à Tallinn, en Estonie.

(Source: Associated Press)

Publié dans Actualité, Informatique, Internet, Techno | Aucun commentaire »

Firefox Wallpaper

Publié par strangiato sur mai 24, 2008

Publié dans Internet | Aucun commentaire »

Un million de virus

Publié par strangiato sur avril 15, 2008

Selon Symantec, le nombre de virus, vers et logiciels espions, sur des réseaux informatiques dans le monde était de 1 122 311 à la fin de l’année 2007.

De ce nombre, les deux tiers ont été créés en 2007, rapporte l’éditeur de logiciels de sécurité et de protection des données Symantec dans son dernier rapport semestriel sur la sécurité d’Internet.

Selon ce rapport, les pirates abandonnent les attaques massives et ciblent plutôt les utilisateurs d’ordinateurs individuels via le Web pour infiltrer les réseaux. Symantec croit que cette tendance vient probablement du fait que les attaques sur les réseaux d’entreprises ont plus de chance d’être déjouées. Il est plus difficile de détecter une activité malveillante sur les ordinateurs des utilisateurs et sur des sites Web.

Le cheval de Troie, qui permet de prendre le contrôle d’une machine connectée au réseau, représente 71 % des cinquante codes infectieux les plus utilisés au cours du second semestre 2007. Les pirates comptent sur la confiance que l’utilisateur a envers certains sites, comme les réseaux sociaux, afin qu’il laisse agir sur son ordinateur et qu’il ouvre sans méfiance les documents ou applications qu’il télécharge. La modification cachée de navigateurs et de pages Internet (phishing), notamment sur des sites financiers serait également un phénomène en croissance.

Par ailleurs, le pourriel serait en hausse. Il représentait 71 % des courriels échangés dans le monde au cours du second semestre 2007, contre 61 % pour la même période un an plus tôt.

par Marc-André Brouillard

Publié dans Informatique, Internet, Techno | 1 Commentaire »

La face cachée des virus informatiques

Publié par strangiato sur avril 12, 2008

Les virus informatiques ont dorénavant un « visage », création d’un chercheur et artiste visuel du Massachusetts Institute of Technology (MIT), rapporte Associated Press.

Alex Dragulescu s’est fait demander de trouver l’apparence de certains logiciels malveillants par la firme de sécurité informatique MessageLabs.

Le chercheur a reçu de la firme de sécurité des exemplaires sans danger de certaines infections informatiques et a décortiqué leur structure interne. Dragulescu a ensuite créé des images pour les logiciels malveillants PWSLineage, Stormy, MyDoom, IRCbot et Virutmytob.

« Il y a une certaine forme de beauté dans la complexité de ces logiciels malveillants, a déclaré Dragulescu à Associated Press lors du vernissage de ses oeuvres à San Francisco. Ces virus ou ces vers ont été conçus par des gens extrêmement intelligents. Ce sont des organismes numériques à part entière, qui peuvent s’adapter et se reproduire seuls. J’ai essayé de dépeindre ces particularités dans mes images. »

L’artiste et chercheur a colligé l’ensemble des données qu’il pouvait recueillir sur les virus et les a ensuite insérées dans un logiciel de sa conception pour générer leur apparence. Les tentacules représentent par exemple les cibles que tentent d’atteindre les logiciels malveillants lorsqu’ils sont installés dans l’ordinateur d’une victime.

Pour voir une partie du travail de Alex Dragulescu, cliquez ici.

par la rédaction de

Publié dans Informations, Internet, Techno | Aucun commentaire »

Internet? Dépassé. La vraie révolution approche.

Publié par strangiato sur février 11, 2008

Fabien Deglise
Édition du samedi 09 et du dimanche 10 février 2008

 

On efface tout et on recommence. Près de 40 ans après son avènement, Internet, ce vaste réseau mondialisé dédié à l’échange d’information, ne vaudrait désormais plus la peine d’être maintenu en vie.
«Obsolète», «dangereux», «ingérable», disent quelques bonzes du cyberespace. La célèbre Toile, imaginée il y a quelques années pour supporter principalement les courriels, n’aurait en effet plus l’étoffe nécessaire pour répondre aux besoins actuels de communication, comme les échanges de fichiers volumineux, la diffusion en direct d’émissions de télévision et de films en haute définition, la complexification du Web ou encore la multiplication d’applications sans fil. Et pour toutes ces bonnes raisons, le temps est maintenant venu d’annoncer la faillite de ce système. Et d’en lancer un autre, tout neuf, sous un autre nom. Point.
À l’heure de l’omniprésence de ce réseau dans le quotidien de millions d’internautes, le projet est aussi radical qu’étonnant. Et pourtant, il est soutenu sérieusement depuis quelques mois par les premiers architectes de ces réseaux interconnectés (INTERconnected NETworks, comme disent les Anglos), qui ne semblent rien voir de bon, quatre décennies plus tard, pour l’avenir de leur création. Dans sa forme actuelle.
«Il faut chercher une façon de faire un Internet fondamentalement plus sécuritaire et plus facile à gérer», résumait en octobre dernier l’ingénieur David D. Clark, un des pères d’Internet, dans les pages du Christian Science Monitor. «Cela peut vouloir dire repartir à zéro ou encore inventer un réseau parallèle [à celui qui existe aujourd'hui]. Nous ne le savons pas encore. Mais nous devons penser à l’avenir et nous demander à quoi nous voulons qu’Internet ressemble dans 15 ans.»
Pour Clark, tout comme pour ses amis Len Bosack et Larry Roberts, deux autres fondateurs d’Internet, la question est cruciale. Et, peu importe la réponse envisagée, 15 ans après l’apparition du premier navigateur Web — il s’appelait NCSA Mosaic — elle semble vouloir poser une charnière dans le grand livre d’histoire d’Internet et jeter du même coup les bases, qui sait, d’une autre révolution dans le cyberespace.
«C’est inévitable», lance le professeur en psychologie Éric Brangier, spécialiste de l’interaction humain-machine à l’Université de Metz en France. «Nous sommes entrés dans une phase de développement de nos sociétés où l’on ne fait pas juste utiliser la technologie mais où l’on pense avec elle. Cela est bien sûr lié à la proximité entre l’homme et la technologie, mais aussi à l’omniprésence des machines dans nos vies. Et cela annonce aussi plusieurs changements» dans notre façon de vivre avec ces machines, surtout avec les réseaux qui leur donnent vie.
Exacerber le nomadisme
Au jeu de la prospective, les scénarios se bousculent. Mais certains sont bien sûr plus réalistes que d’autres. L’affirmation accrue et prévisible de connexions toujours plus mobiles, qui à l’avenir devraient renforcer le nomadisme de notre temps, en fait partie.
«La tendance est là, forte, et elle va aller en s’accentuant», résume Michel Desmarais, professeur de génie informatique à l’École polytechnique de Montréal. «Les connexions à Internet sans fil vont être partout, dans les moyens de transport, dans les parcs, dans les rues, dans les maisons… Même chose pour les appareils portables, qui vont se multiplier sur nous», avec à la clef l’apparition de services et d’usages prompts à répondre à ce goût d’ubiquité que valorise notre temps.
Exprimée aujourd’hui par la prolifération des ordinateurs de poche et autres téléphones cellulaires multifonctions, cette volonté d’être ici et ailleurs en même temps mais aussi de réduire les distances autour de nous devrait engendrer une reconfiguration majeure des équipements de notre quotidien qui, en choeur, dans un monde ultra-connecté, vont naturellement converger vers le Web, pense Robert Bolduc, du Centre de recherche en informatique de Montréal (CRIM).
«Nous sommes passés des grands ordinateurs aux ordinateurs de bureau, puis aux ordinateurs portables, dit-il. Maintenant, nous avançons vers des architectures [d'informations] distribuées sur le Web. Tout ce que nous allons faire va passer par le Web, et ce, en utilisant des données ou des programmes qui ne seront plus dans nos ordinateurs mais répartis un peu partout dans des réseaux. Et donc, accessibles en tout temps de n’importe où.»
Avec en toile de fond ces idées fondamentales de mobilité, de partage et de flexibilité, des équipements comme le BlackBerry ou le iPhone, mais aussi des sites d’échange de photos (comme Flickr) ou de marque-page Internet (Del.icio.us), donnent désormais le ton de cette convergence qui ne fait que commencer. Pour peut-être se rendre très loin…
«Il est toujours hasardeux de prédire ce que vont être les technologies de demain et ce que les gens vont en faire», dit Sherry Turkle, qui s’intéresse à l’aspect social des sciences et des technologies au Massachusetts Institute of Technology (MIT), à Cambridge aux États-Unis. «Mais aujourd’hui, une chose me semble claire: nos vies devant un écran [on the screen] vont devenir de plus en plus intégrées à nos vies hors des écrans [off the screen].»
100 % naturel
La symbiose est en marche. Et en chassant ainsi les anciens modes d’interaction entre les humains, elle risque aussi de faire arriver le naturel au galop, croient plusieurs penseurs des technologies. «C’est un enjeu social et économique important», dit Christian Bastien, de l’Usability Professionals’ Association (UPA), un groupe d’experts internationaux en ergonomie des systèmes d’information. «Pour l’instant, les technologies offrent très peu d’interactions naturelles. Or, pour se répandre, se démocratiser et améliorer leur efficacité, elles vont devoir se faire forcément plus simples, plus conviviales, et donc répondre à des modes d’interaction davantage en harmonie avec les comportements humains.»
Le maître suprême de l’informatique, Bill Gates, fondateur de l’empire Microsoft, semble d’ailleurs partager cette vision du futur proche. C’est en tout cas ce qu’il a laissé entendre au début du mois de janvier lors du Consumer Electronics Show, le rendez-vous annuel des amateurs de tendances numériques, qui s’est tenu à Las Vegas, aux États-Unis. Il évoquait une multiplication, dans les dix prochaines années, d’ordinateurs qui mettront à profit la voix, le toucher et le mouvement du corps pour servir leurs utilisateurs. «C’est logique, indique Michel Desmarais. La parole et le toucher sont des choses bien plus naturelles que l’écriture.»
De là à parler de la disparition prochaine des claviers, il n’y a qu’un pas… que le scientifique ontarien Anand Agarawala, du groupe de chercheurs TED (pour Technology, Entertainment, Design), propose déjà de franchir. Comment? Avec son Bumptop, un projet de bureau virtuel qui propose d’interagir avec ses dossiers sur son écran de la même façon que dans le monde réel: en formant des piles de papier numérique ou en tournant les pages de nos imprimés virtuels. Entre autres choses.
L’idée est aussi poussée plus loin par Jeff Han, de l’Université de New York, qui, en novembre dernier, a été honoré par la célèbre revue Popular Mechanics pour son mur interactif, un écran sur lequel il est possible d’interagir avec des objets par le simple mouvement des mains. Le futur imaginé par l’auteur américain de science-fiction Philip K. Dick et mis en images par Steven Spielberg dans son film Minority Reports est finalement à nos portes.
«C’est dans cette direction que nous allons, c’est vrai, reconnaît Michel Desmarais, mais il va falloir attendre certainement plus que 10 ans avant de voir ce genre d’applications se généraliser.»
Serviteurs numériques
L’innovation, c’est vrai, fait rêver. Mais elle n’est pas la seule. «La demande de “créatures” interactives qui vont faire des recherches pour nous dans les mondes digitaux va aller en s’accroissant», lance Sherry Turkle, qui voit dans «ces sortes d’assistants personnels automatiques» l’image d’un futur qui, lui, ne serait finalement pas très loin de nous.
«C’est plein de bon sens, ajoute Éric Brangier. Il y a 10 ans, nous devions mémoriser des numéros de téléphone. Aujourd’hui, cette activité de mémorisation a été sous-traitée à notre agenda électronique. Dans ce contexte, il n’est pas fou d’imaginer sous-traiter d’autres choses», comme la recherche d’information, la gestion de la température dans une maison ou même la prise de rendez-vous chez le dentiste, par assistant personnel digital interposé.
Cette quête d’assistance, «qui vise à réduire l’effort déployé pour utiliser des systèmes», poursuit M. Bastien, serait d’ailleurs en branle, avec entre autres le projet de construction d’un Web dit sémantique, qui vise à permettre à des systèmes automatisés de ne pas seulement lire le contenu d’une page Web par exemple, mais aussi d’en comprendre le contenu, sans l’intervention d’un humain.
«Cela va sans doute être la plus grande évolution, dit Michel Gagnon, professeur à l’École polytechnique. Ce projet repose sur la création de contenus sémantiques qui décrivent par concepts les informations contenues dans une page», et ce, pour à terme expliquer, par exemple, une relation entre un auteur et une institution, entre un cours et une innovation, afin de faciliter «l’agrégation automatique d’informations» et les raisonnements, poursuit-il.
Difficile à palper, ce processus de formalisation de métadonnées prend de plus en plus d’ampleur, sous la houlette de Tim Berners-Lee, l’inventeur du Web. Et forcément, s’il ne conduit pas à la disparition d’Internet, comme le souhaitent d’autres pionniers, il pourrait radicalement refaçonner le visage d’un réseau dont il semble, plus que jamais, difficile de se passer.

Le Devoir

Photo: Le Devoir

Publié dans Informations, Internet, Techno | Aucun commentaire »