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Archive pour 'Techno' Categorie


Lancement canadien du ZUNE

Publié par strangiato sur juin 14, 2008

Zune de Microsoft: que vaut-il vraiment?

que vaut-il vraiment? iPod ou Zune? Là est la question…

Lecteur MP3 et vidéo, radio RDS… le Zune, la réponse de Microsoft au iPod, est enfin lancé aujourd’hui!

Il aura fallu un an et demi depuis sa sortie américaine pour qu’il soit offert au Canada et en un an et demi, le Zune a déjà connu une évolution; nous aurons donc droit à la deuxième génération. Mais que vaut-il vraiment face à son concurrent direct, le iPod? Nous avons donc confronté un Zune 80 Go à un iPod Classic 160 Go.Le Zune se décline en des versions de 4 Go, 8 Go, 30 Go et de 80 Go, dans de multiples coloris. Les Zune d’une capacité de 4 Go et de 8 Go sont plus volumineux que le iPod nano en raison de leur écran de taille supérieure. Dans ses versions 30 Go et 80 Go, l’appareil de Microsoft est toutefois presque identique au iPod Classic.

Pour l’instant, Microsoft n’a pas annoncé de capacité supérieure à 80 Go. Le Zune s’incline donc face à l’appareil d’Apple pour l’utilisateur qui souhaite plus de 80 Go de capacité. La qualité de finition, très bonne, est semblable sur les deux appareils. Quand au coût, le Zune se détaille de 140$ à 250$, des prix calqués sur ceux d’Apple.

Menus

Le Zune bénéficie d’un pavé tactile et l’inspiration des menus et la facilité d’utilisation viennent tout droit de chez Apple. Il suffit simplement de laisser glisser le doigt et de cliquer; la navigation est très intuitive et l’écran de plus grande taille participe à la lisibilité. À part le pavé tactile, c’est du Apple habillé plus moderne et sobre par Microsoft.

Utilisation

Outre la lecture de vidéo au format WMV sur un écran confortable dont nous parlerons dans la section dédiée, le Zune se distingue par la présence d’un récepteur radio RDS d’excellente facture auquel le iPod oppose une fonction enregistrement, certes moins intéressante, mais qui aurait été la bienvenue sur le Zune.

Le Zune offre aussi la connectivité Wi-Fi, permettant d’envoyer des chansons sur un autre Zune. Excellente fonction qui aurait été un avantage indéniable… mais dans les faits, il n’est possible d’écouter la chanson que trois fois avant qu’elle ne s’efface automatiquement, y compris les titres libres de droits tellement nombreux sur Myspace.

Sur ce point, il faut blâmer l’industrie du disque qui a fait pression sur Microsoft pour que cette fonction soit bridée. Sachez aussi que le Zune n’est pas reconnu comme unité de stockage par un ordinateur, contrairement au iPod. Il est par contre très facile d’activer cette fonction (comme de nombreuses autres…), pour ceux qui aiment jouer avec les lignes de commande.

Le Zune se gère depuis le PC au moyen d’un logiciel Zune et les morceaux doivent être achetés sur le site Zune Market Place, comme avec le couple iPod-iTunes. Bien sûr, Zune n’est compatible qu’avec Windows. Au niveau des formats reconnus, le Zune est aussi fermé que le iPod aux formats alternatifs et bien meilleurs comme l’OGG ou le FLAC, et ne lit que les mp3, AAC et WMV.

Écran

Côté écran, le Zune met le K.O. sans équivoque au iPod. L’écran de l’appareil d’Apple est certes bon, mais rien à voir avec celui du Zune. Occupant les 3/4 de la surface, il suffit de le tourner pour regarder ses vidéos sur son écran 16/9 d’excellente qualité. De plus, il bénéficie d’un traitement anti rayures très efficace. Il faudrait vraiment y aller en appuyant avec du métal pour l’entamer.

Restitution sonore

Les écouteurs livrés avec le Zune et le iPod ne leur rendent pas justice, même ceux dits «de luxe» inclus avec le Zune 80 Go, à peine moins médiocres que les autres. Nous avons donc utilisé un Sennheiser HD 200, et là, avantage au Zune. Le son est plus clair et légèrement plus dynamique que sur le iPod 160 Go qui propose un son plus enveloppant, surtout dans les médiums et les basses moins affirmées.

Par contre, l’absence d’un d’égaliseur sur le Zune, contrairement au iPod, est incompréhensible et est une lacune, même si le calibrage de base est très bon.

Chargement - Autonomie

L’autonomie du Zune en version 80 Go est d’environ 23 heures en lecture de MP3, non protégés par DRM, contre 19 heures pour le iPod. À noter que le Zune se recharge en deux heures à environ 90% selon Microsoft, mais nous conseillons de le recharger complètement durant 3 heures afin de ne pas raccourcir la durée de vie de la batterie.
Au final, le Zune fait mieux et se distingue sur beaucoup de points face à un iPod Classic vieillissant. Ses principaux défauts sont le Wi-Fi bridé, l’impossibilité de s’en servir nativement comme unité de stockage externe, tandis que le peu de formats reconnus n’amènera pas vers Microsoft ceux qui boudent Apple pour cette raison. Mais ses nombreuses qualités en font un excellent lecteur MP3 et vidéo. Il reste maintenant le plus dur pour Microsoft, à savoir convaincre le public qu’il propose une alternative très sérieuse non seulement au iPod qui règne jusqu’ici en maître, mais aussi aux lecteurs de marques concurrentes.

Canoë
Alexis Le Marec

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Windows 7, un système d’exploitation tactile

Publié par strangiato sur mai 31, 2008

Windows 7, un système d’exploitation tactile

Microsoft_Windows_003.jpgWindows 7 pourra être utilisé avec un écran tactile multipoint, a annoncé mardi le président de Microsoft.

À l’instar du iPhone, l’interface tactile pourrait permettre aux utilisateurs du système d’exploitation de réduire la taille des photos, de jouer du piano ou de tracer un itinéraire sur une carte avec les doigts.

« La façon avec laquelle vous interagirez avec Windows sera radicalement différente qu’avec les précédentes versions du système d’exploitation. Dans les prochaines années, la voix, la vision et l’encre pourraient aussi jouer un rôle d’interaction plus grand que par le passé », a déclaré Bill Gates lors du congrès All Things Digital, qui se déroule cette semaine à San Diego (Californie).

En renouvelant ainsi son approche, Microsoft souhaite que la sortie de Windows 7, qui est prévue en 2009, soit plus réussie que celle en 2007 de Windows Vista. Le directeur général de l’entreprise, Steve Ballmer, qui participait également au congrès, a d’ailleurs confirmé que l’entreprise désire sortir un système d’exploitation qui sera plus innovateur que Vista.

Lorsque des journalistes lui ont demandé si Microsoft était en retard par rapport à Apple, qui utilise un écran tactile multipoint sur son iPhone depuis l’an dernier, Steve Ballmer a rétorqué : « Nous allons vendre 290 millions de PC, alors qu’Apple va en vendre dix millions. L’entreprise de Steve Jobs réussit très bien dans ce qu’elle fait, mais nous réussissons tout aussi bien avec nos partenaires. »

Bill Gates approche de sa «retraite»

Lors du congrès, Bill Gates a également confirmé aux journalistes que sa retraite partielle de Microsoft entrera bel et bien en vigueur le 1er juillet prochain. « Plutôt que de consacrer 80 % de mon temps à Microsoft et 20 % à la Fondation Bill & Melinda Gates, je vais faire exactement l’inverse », a-t-il déclaré.

Bill Gates a soutenu qu’il restera officiellement le président de l’entreprise et qu’il y aura encore son bureau, mais qu’il allait concentrer ses énergies à la réalisation de projets de développement à long terme plutôt que de travailler sur la gestion de Microsoft.

(Sources: BBC, CNET News)

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FIREFOX 3

Publié par strangiato sur mai 29, 2008

Téléchargez Firefox pendant le Download Day pour profiter de plus de sécurité, des performances incroyables, et de nouvelles fonctionnalités qui changeront la manière dont vous utilisez le Web.

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«Le cyberterrorisme est une menace réelle»

Publié par strangiato sur mai 24, 2008

Des diplomates et des experts en sécurité informatique provenant d’une trentaine de pays soutiennent cette semaine que le cyberterrorisme représente une menace réelle pour la communauté internationale.

Ce constat est la principale conclusion qui ressort d’un congrès de l’Union internationale des télécommunications, qui se déroule cette semaine à Kuala Lumpur, en Malaisie. Des délégués du Canada, de l’Australie, de la France, de l’Inde, du Japon, du Mexique, de l’Arabie saoudite, de la Suède et des États-Unis sont parmi les participants.

« La dure réalité, c’est que les technologies de l’information servent également d’outils pour les cybercriminels, a déclaré Hamadoun Toure, le secrétaire général de l’UIT, une agence qui relève de l’Organisation des Nations unies (ONU). La sécurité informatique est donc un élément qui doit être pris au sérieux par la communauté internationale. »

Le premier ministre de la Malaisie, Abdullah Ahmad Badawi, a rappelé aux participants du congrès que le cyberterrorisme pourrait avoir des conséquences désastreuses si les réseaux de télécommunications, les services d’urgence et des centrales nucléaires étaient ciblées.

La Malaisie inaugurera d’ailleurs plus tard cette année un centre international de lutte au cyberterrorisme, à l’instar d’une initiative similaire dévoilée le 2 avril dernier par l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) à Tallinn, en Estonie.

(Source: Associated Press)

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Windows Vista moins sécuritaire que Windows 2000?

Publié par strangiato sur mai 11, 2008

Microsoft_Windows_003.jpgWindows Vista serait moins sécuritaire que Windows 2000, affirme une entreprise spécialisée en sécurité informatique.

Selon PC Tools Software, qui se base sur les données colligées auprès des 1,4 million d’utilisateurs de son logiciel antivirus ThreatFire, Windows Vista a laissé passer 639 menaces informatiques sur mille ordinateurs, alors que Windows 2000 n’en aurait laissé passer que 586.

PC Tools Software constate en revanche que la nouvelle mouture du système d’exploitation est plus fiable que son prédécesseur, Windows XP, qui aurait laissé passer 1 021 menaces pour mille ordinateurs.

Si les chiffres avancés par PC Tools Software s’avèrent exacts, cela voudrait dire que 64 % des utilisateurs de Windows Vista ont actuellement un ordinateur contaminé par un logiciel malveillant.

« Bien que Microsoft dise que Windows Vista est son système d’exploitation le plus sécuritaire, nos recherches montrent que c’est plutôt Windows 2000 qui l’est. Vista se débrouille toutefois mieux (37 %) que Windows XP », a déclaré dans un communiqué de presse le président de PC Tools Software, Simon Clausen.

Microsoft a répondu aux allégations de PC Tools Software en soulignant que l’entreprise de sécurité informatique était biaisée et souhaitait avant tout faire la promotion de ses produits antivirus. « Nous encourageons les entreprises à produire des études indépendantes sur la sécurité informatique de nos produits, mais nos statistiques ne correspondent pas du tout à celles qu’ils avancent. »

Selon Microsoft, son Outil de suppression des logiciels malveillants a détecté entre juin et décembre 2007 des logiciels malveillants sur 5 % des ordinateurs avec Windows 2000 SP4, 7,2 % avec Windows XP SP2 et seulement 2,8 % avec Windows Vista.

par Christian Leduc

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24 heures sans ordinateur

Publié par strangiato sur avril 20, 2008

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Lancée en 2007, l’initiative du Montréalais Denis Bystrov revient encore cette année. Le 3 mai, l’organisme Shutdown Day vous invite à éteindre votre ordinateur.

Le 24 mars 2007, 65 000 personnes ont répondu à l’invitation de l’organisme Shutdown Day en fermant leur ordinateur pendant 24 heures. L’objectif de l’organisme sans but lucratif, mis sur pied par l’informaticien montréalais Denis Bystrov, est de prendre conscience des pièges liés à l’usage excessif de l’ordinateur, mais aussi de la télévision, des appareils mobiles et des jeux vidéos qui empiètent sur la vie sociale.

Pour Michael Taylor, l’un des membres de l’organisation, se passer de l’ordinateur est une chose très difficile à réaliser, «je ne pourrais certainement pas et ne voudrais pas vivre sans mon ordinateur, mais je sais par exemple que certains parents sont si dépendants de l’ordinateur qu’ils passent peu de temps avec leurs enfants, et je sais aussi que certains enfants ne passent pas de temps avec leurs parents parce qu’ils sont toujours devant l’ordinateur. Nous ne voulons pas dire aux gens quoi faire, mais voulons simplement qu’ils participent à l’expérience pour découvrir ce qui se passera».

Découvrir notamment qu’il y a un monde qui existe au-delà de l’écran d’ordinateur, comme le souligne l’organisme sur son site. 625 participants américains ont confirmé leur participation au Shutdown Day du 3 mai 2008, alors que seulement 111 participants canadiens ont répondu à l’appel jusqu’à présent.

par Marc-André Brouillard

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Un million de virus

Publié par strangiato sur avril 15, 2008

Selon Symantec, le nombre de virus, vers et logiciels espions, sur des réseaux informatiques dans le monde était de 1 122 311 à la fin de l’année 2007.

De ce nombre, les deux tiers ont été créés en 2007, rapporte l’éditeur de logiciels de sécurité et de protection des données Symantec dans son dernier rapport semestriel sur la sécurité d’Internet.

Selon ce rapport, les pirates abandonnent les attaques massives et ciblent plutôt les utilisateurs d’ordinateurs individuels via le Web pour infiltrer les réseaux. Symantec croit que cette tendance vient probablement du fait que les attaques sur les réseaux d’entreprises ont plus de chance d’être déjouées. Il est plus difficile de détecter une activité malveillante sur les ordinateurs des utilisateurs et sur des sites Web.

Le cheval de Troie, qui permet de prendre le contrôle d’une machine connectée au réseau, représente 71 % des cinquante codes infectieux les plus utilisés au cours du second semestre 2007. Les pirates comptent sur la confiance que l’utilisateur a envers certains sites, comme les réseaux sociaux, afin qu’il laisse agir sur son ordinateur et qu’il ouvre sans méfiance les documents ou applications qu’il télécharge. La modification cachée de navigateurs et de pages Internet (phishing), notamment sur des sites financiers serait également un phénomène en croissance.

Par ailleurs, le pourriel serait en hausse. Il représentait 71 % des courriels échangés dans le monde au cours du second semestre 2007, contre 61 % pour la même période un an plus tôt.

par Marc-André Brouillard

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La face cachée des virus informatiques

Publié par strangiato sur avril 12, 2008

Les virus informatiques ont dorénavant un « visage », création d’un chercheur et artiste visuel du Massachusetts Institute of Technology (MIT), rapporte Associated Press.

Alex Dragulescu s’est fait demander de trouver l’apparence de certains logiciels malveillants par la firme de sécurité informatique MessageLabs.

Le chercheur a reçu de la firme de sécurité des exemplaires sans danger de certaines infections informatiques et a décortiqué leur structure interne. Dragulescu a ensuite créé des images pour les logiciels malveillants PWSLineage, Stormy, MyDoom, IRCbot et Virutmytob.

« Il y a une certaine forme de beauté dans la complexité de ces logiciels malveillants, a déclaré Dragulescu à Associated Press lors du vernissage de ses oeuvres à San Francisco. Ces virus ou ces vers ont été conçus par des gens extrêmement intelligents. Ce sont des organismes numériques à part entière, qui peuvent s’adapter et se reproduire seuls. J’ai essayé de dépeindre ces particularités dans mes images. »

L’artiste et chercheur a colligé l’ensemble des données qu’il pouvait recueillir sur les virus et les a ensuite insérées dans un logiciel de sa conception pour générer leur apparence. Les tentacules représentent par exemple les cibles que tentent d’atteindre les logiciels malveillants lorsqu’ils sont installés dans l’ordinateur d’une victime.

Pour voir une partie du travail de Alex Dragulescu, cliquez ici.

par la rédaction de

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Fini le téléphone portable au volant!

Publié par strangiato sur avril 1, 2008

Il est interdit de parler au téléphone en conduisant sans un dispositif main libre. Pour être en règle, les Québécois devront acheter de nouveaux équipements.

Les automobilistes qui se feront prendre le téléphone à l’oreille recevront pendant 3 mois des billets de courtoisie.

Après le 1er juillet, il sera question d’amendes allant de 80 à 100 dollars et à 3 points d’inaptitude.

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Internet? Dépassé. La vraie révolution approche.

Publié par strangiato sur février 11, 2008

Fabien Deglise
Édition du samedi 09 et du dimanche 10 février 2008

 

On efface tout et on recommence. Près de 40 ans après son avènement, Internet, ce vaste réseau mondialisé dédié à l’échange d’information, ne vaudrait désormais plus la peine d’être maintenu en vie.
«Obsolète», «dangereux», «ingérable», disent quelques bonzes du cyberespace. La célèbre Toile, imaginée il y a quelques années pour supporter principalement les courriels, n’aurait en effet plus l’étoffe nécessaire pour répondre aux besoins actuels de communication, comme les échanges de fichiers volumineux, la diffusion en direct d’émissions de télévision et de films en haute définition, la complexification du Web ou encore la multiplication d’applications sans fil. Et pour toutes ces bonnes raisons, le temps est maintenant venu d’annoncer la faillite de ce système. Et d’en lancer un autre, tout neuf, sous un autre nom. Point.
À l’heure de l’omniprésence de ce réseau dans le quotidien de millions d’internautes, le projet est aussi radical qu’étonnant. Et pourtant, il est soutenu sérieusement depuis quelques mois par les premiers architectes de ces réseaux interconnectés (INTERconnected NETworks, comme disent les Anglos), qui ne semblent rien voir de bon, quatre décennies plus tard, pour l’avenir de leur création. Dans sa forme actuelle.
«Il faut chercher une façon de faire un Internet fondamentalement plus sécuritaire et plus facile à gérer», résumait en octobre dernier l’ingénieur David D. Clark, un des pères d’Internet, dans les pages du Christian Science Monitor. «Cela peut vouloir dire repartir à zéro ou encore inventer un réseau parallèle [à celui qui existe aujourd'hui]. Nous ne le savons pas encore. Mais nous devons penser à l’avenir et nous demander à quoi nous voulons qu’Internet ressemble dans 15 ans.»
Pour Clark, tout comme pour ses amis Len Bosack et Larry Roberts, deux autres fondateurs d’Internet, la question est cruciale. Et, peu importe la réponse envisagée, 15 ans après l’apparition du premier navigateur Web — il s’appelait NCSA Mosaic — elle semble vouloir poser une charnière dans le grand livre d’histoire d’Internet et jeter du même coup les bases, qui sait, d’une autre révolution dans le cyberespace.
«C’est inévitable», lance le professeur en psychologie Éric Brangier, spécialiste de l’interaction humain-machine à l’Université de Metz en France. «Nous sommes entrés dans une phase de développement de nos sociétés où l’on ne fait pas juste utiliser la technologie mais où l’on pense avec elle. Cela est bien sûr lié à la proximité entre l’homme et la technologie, mais aussi à l’omniprésence des machines dans nos vies. Et cela annonce aussi plusieurs changements» dans notre façon de vivre avec ces machines, surtout avec les réseaux qui leur donnent vie.
Exacerber le nomadisme
Au jeu de la prospective, les scénarios se bousculent. Mais certains sont bien sûr plus réalistes que d’autres. L’affirmation accrue et prévisible de connexions toujours plus mobiles, qui à l’avenir devraient renforcer le nomadisme de notre temps, en fait partie.
«La tendance est là, forte, et elle va aller en s’accentuant», résume Michel Desmarais, professeur de génie informatique à l’École polytechnique de Montréal. «Les connexions à Internet sans fil vont être partout, dans les moyens de transport, dans les parcs, dans les rues, dans les maisons… Même chose pour les appareils portables, qui vont se multiplier sur nous», avec à la clef l’apparition de services et d’usages prompts à répondre à ce goût d’ubiquité que valorise notre temps.
Exprimée aujourd’hui par la prolifération des ordinateurs de poche et autres téléphones cellulaires multifonctions, cette volonté d’être ici et ailleurs en même temps mais aussi de réduire les distances autour de nous devrait engendrer une reconfiguration majeure des équipements de notre quotidien qui, en choeur, dans un monde ultra-connecté, vont naturellement converger vers le Web, pense Robert Bolduc, du Centre de recherche en informatique de Montréal (CRIM).
«Nous sommes passés des grands ordinateurs aux ordinateurs de bureau, puis aux ordinateurs portables, dit-il. Maintenant, nous avançons vers des architectures [d'informations] distribuées sur le Web. Tout ce que nous allons faire va passer par le Web, et ce, en utilisant des données ou des programmes qui ne seront plus dans nos ordinateurs mais répartis un peu partout dans des réseaux. Et donc, accessibles en tout temps de n’importe où.»
Avec en toile de fond ces idées fondamentales de mobilité, de partage et de flexibilité, des équipements comme le BlackBerry ou le iPhone, mais aussi des sites d’échange de photos (comme Flickr) ou de marque-page Internet (Del.icio.us), donnent désormais le ton de cette convergence qui ne fait que commencer. Pour peut-être se rendre très loin…
«Il est toujours hasardeux de prédire ce que vont être les technologies de demain et ce que les gens vont en faire», dit Sherry Turkle, qui s’intéresse à l’aspect social des sciences et des technologies au Massachusetts Institute of Technology (MIT), à Cambridge aux États-Unis. «Mais aujourd’hui, une chose me semble claire: nos vies devant un écran [on the screen] vont devenir de plus en plus intégrées à nos vies hors des écrans [off the screen].»
100 % naturel
La symbiose est en marche. Et en chassant ainsi les anciens modes d’interaction entre les humains, elle risque aussi de faire arriver le naturel au galop, croient plusieurs penseurs des technologies. «C’est un enjeu social et économique important», dit Christian Bastien, de l’Usability Professionals’ Association (UPA), un groupe d’experts internationaux en ergonomie des systèmes d’information. «Pour l’instant, les technologies offrent très peu d’interactions naturelles. Or, pour se répandre, se démocratiser et améliorer leur efficacité, elles vont devoir se faire forcément plus simples, plus conviviales, et donc répondre à des modes d’interaction davantage en harmonie avec les comportements humains.»
Le maître suprême de l’informatique, Bill Gates, fondateur de l’empire Microsoft, semble d’ailleurs partager cette vision du futur proche. C’est en tout cas ce qu’il a laissé entendre au début du mois de janvier lors du Consumer Electronics Show, le rendez-vous annuel des amateurs de tendances numériques, qui s’est tenu à Las Vegas, aux États-Unis. Il évoquait une multiplication, dans les dix prochaines années, d’ordinateurs qui mettront à profit la voix, le toucher et le mouvement du corps pour servir leurs utilisateurs. «C’est logique, indique Michel Desmarais. La parole et le toucher sont des choses bien plus naturelles que l’écriture.»
De là à parler de la disparition prochaine des claviers, il n’y a qu’un pas… que le scientifique ontarien Anand Agarawala, du groupe de chercheurs TED (pour Technology, Entertainment, Design), propose déjà de franchir. Comment? Avec son Bumptop, un projet de bureau virtuel qui propose d’interagir avec ses dossiers sur son écran de la même façon que dans le monde réel: en formant des piles de papier numérique ou en tournant les pages de nos imprimés virtuels. Entre autres choses.
L’idée est aussi poussée plus loin par Jeff Han, de l’Université de New York, qui, en novembre dernier, a été honoré par la célèbre revue Popular Mechanics pour son mur interactif, un écran sur lequel il est possible d’interagir avec des objets par le simple mouvement des mains. Le futur imaginé par l’auteur américain de science-fiction Philip K. Dick et mis en images par Steven Spielberg dans son film Minority Reports est finalement à nos portes.
«C’est dans cette direction que nous allons, c’est vrai, reconnaît Michel Desmarais, mais il va falloir attendre certainement plus que 10 ans avant de voir ce genre d’applications se généraliser.»
Serviteurs numériques
L’innovation, c’est vrai, fait rêver. Mais elle n’est pas la seule. «La demande de “créatures” interactives qui vont faire des recherches pour nous dans les mondes digitaux va aller en s’accroissant», lance Sherry Turkle, qui voit dans «ces sortes d’assistants personnels automatiques» l’image d’un futur qui, lui, ne serait finalement pas très loin de nous.
«C’est plein de bon sens, ajoute Éric Brangier. Il y a 10 ans, nous devions mémoriser des numéros de téléphone. Aujourd’hui, cette activité de mémorisation a été sous-traitée à notre agenda électronique. Dans ce contexte, il n’est pas fou d’imaginer sous-traiter d’autres choses», comme la recherche d’information, la gestion de la température dans une maison ou même la prise de rendez-vous chez le dentiste, par assistant personnel digital interposé.
Cette quête d’assistance, «qui vise à réduire l’effort déployé pour utiliser des systèmes», poursuit M. Bastien, serait d’ailleurs en branle, avec entre autres le projet de construction d’un Web dit sémantique, qui vise à permettre à des systèmes automatisés de ne pas seulement lire le contenu d’une page Web par exemple, mais aussi d’en comprendre le contenu, sans l’intervention d’un humain.
«Cela va sans doute être la plus grande évolution, dit Michel Gagnon, professeur à l’École polytechnique. Ce projet repose sur la création de contenus sémantiques qui décrivent par concepts les informations contenues dans une page», et ce, pour à terme expliquer, par exemple, une relation entre un auteur et une institution, entre un cours et une innovation, afin de faciliter «l’agrégation automatique d’informations» et les raisonnements, poursuit-il.
Difficile à palper, ce processus de formalisation de métadonnées prend de plus en plus d’ampleur, sous la houlette de Tim Berners-Lee, l’inventeur du Web. Et forcément, s’il ne conduit pas à la disparition d’Internet, comme le souhaitent d’autres pionniers, il pourrait radicalement refaçonner le visage d’un réseau dont il semble, plus que jamais, difficile de se passer.

Le Devoir

Photo: Le Devoir

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